Auteur Arnaldur INDRIDASON Editions METAILIE Prix 18.5 Euros
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IL N'Y A RIEN A CROQUER DANS CE NAVET QUI N'A ETE PUBLIE QUE PARCE QUE L'AUTEUR S'EST FAIT UN NOM
Nous sommes dans le classicisme le plus éculé, un vieux mari riche trop occupé par ses affaires et apparemment violent sur sa jeune épouse. Celle-ci se réfugie dans les bras de son amant, et dans l'amitié féminine. Ce quatuor va très vite devenir un trio car le mari est victime d'un meurtre. Le roman se construit autour de cette intrigue dans le cadre d'une garde à vue.
Ce roman ne fait pas partie du cycle du commissaire Sveinsson. Je crois que je n'ai pas vu un roman si mal boutiqué et si mal écrit ou si mal traduit depuis longtemps. Une intrigue digne d'un fait divers, l'unité de temps de lieu et d'action aurait pu donner lieu à une vraie pièce de théâtre, mais l'on passe à côté des interactions entre les enquêteurs et celle qui est apparemment la coupable. Les personnages sont lisses et presque caricaturaux d'inexistence. Les ressorts sont plus que banals. L'écriture est lourde. S'il est un mot qui domine la lecture de ce roman c'est l'ennui, et je pense qu'il n'aurait jamais été publié si Indridason ne s'était pas fait un nom. Je ne l'avais pas vu passer au moment de sa sortie, mais je pense que je me serai bien abstenu de le lire, parce qu'avec le dernier Sveinsson j'avais déjà été déçu, et déception est bien la sensation qui reste quand on a fini le livre.
Juste une dernière réflexion, je suis étonné par le phénomène que j'appelle la collectionnite, ou le syndrome du fan, qui font qu'il suffit qu'un auteur ait commencé une série agréable ou écrit un premier livre passionnant pour que tout lui soit pardonné.